50 ans mais pas une ride (je parle de la musique pas des musiciens ni du public ..!!)

Bernard a évoqué la fin des années soixante et celle des Beatles, heureusement c’est aussi le début d’une nouvelle ère de la musique, porte drapeau de l’essor de la contestation aux USA, qu’il s’agisse des anti ségrégationnistes ou des anti guerre au Viet Nam…  Tout le monde a entendu parler du festival de Woodstock qui a réuni en été 1969, plus de 500 000 personnes…

J’espère que nous aurons l’occasion de revenir sur cette période de la musique considérée comme bénie et pas seulement par les adolescents et jeunes adultes que nous étions alors.

Aujourd’hui, je voudrais juste étoffer un peu l’évocation de Crosby, Stills Nash +/- Youg faite par Bernard dans l’article précédent (ici).

Crosby, Stills & Nash (CSN en abrégé) est un supergroupe de folk rock fondé en 1968. Il se compose des Américains David Crosby et Stephen Stills et de l’Anglais Graham Nash. Le Canadien Neil Young constitue à certaines occasions le quatrième membre du groupe, qui est alors appelé Crosby, Stills, Nash & Young (CSNY). C’est un groupe phare de la fin des années 1960, qui s’illustre musicalement par la complexité de ses harmonies vocales et politiquement par son engagement auprès des mouvements contestataires de l’époque.

Dans les années 1960, chacun des futurs membres de Crosby, Stills & Nash devient célèbre au sein d’un autre groupe : David Crosby avec les Byrds, Stephen Stills avec Buffalo Springfield et Graham Nash avec les Hollies. Le trio signe avec la maison de disques Atlantic Records après avoir été refusé par Apple. Leur premier album, simplement intitulé Crosby, Stills & Nash, est publié en mai 1969 et rencontre un succès immédiat (4 millions de disques vendus à ce jour). Le groupe reçoit le Grammy Award du meilleur nouvel artiste en 1970.

Pour l’enregistrement de l’album, le trio n’a fait appel qu’à un musicien extérieur, le batteur Dallas Taylor. Toutes les parties de guitare lead, de basse et de claviers ont été assurées par Stills. Il leur faut donc recruter des musiciens supplémentaires pour se produire sur scène. Le nom de Neil Young est avancé par Ahmet Ertegün, le président d’Atlantic Records. Stills et lui se sont quittés en mauvais termes à l’époque de Buffalo Springfield, mais ils se réconcilient et le trio devient ainsi un quatuor.

Le deuxième album du groupe, son premier avec Young, est très attendu. Publié en mars 1970, « Déjà Vu » est un énorme succès, tant en Amérique du Nord (il se classe no 1 des ventes aux États-Unis) qu’en Europe. La tournée de promotion de « Déjà Vu » s’effectue sans Greg Reeves ni Dallas Taylor, tous deux renvoyés. Durant ces concerts, les relations entre Stills et les autres membres du groupe s’enveniment et  le quatuor se sépare pour la première fois.

Les quatre membres de CSNY connaissent le succès avec les albums qu’ils publient en solo dans l’année qui suit leur séparation. Ces quatre disques se classent dans le Top 15 des ventes aux États-Unis. L’année suivante, Crosby et Nash, restés amis, commencent à se produire en duo, tandis que Stills fonde le groupe Manassas et que Young connaît le plus grand succès de sa carrière avec Harvest.

En 1973, les quatre musiciens se retrouvent pour essayer d’enregistrer un nouvel album, provisoirement intitulé Human Highway, mais le projet échoue en raison des querelles qui les opposent. Ils décident de se réunir l’année suivante pour une tournée estivale. Au terme de cette épuisante tournée, une nouvelle tentative d’enregistrer l’album Human Highway prend place, mais les conflits prennent à nouveau le dessus. Une troisième tentative d’album à quatre prend place en 1976, mais au terme de nouvelles querelles, les contributions de Crosby et Nash sont effacées par les deux autres.

Bien qu’ils se soient juré de ne plus jamais retravailler avec Stills ou Young, Crosby et Nash retrouvent Stills avant la fin de l’année 1976 pour un nouvel album à trois. Publié en juin 1977, CSN se classe no 2 des ventes. Deux tournées prennent place en 1977 et 1978, mais la dépendance de Crosby à la cocaïne free base commence à avoir des effets néfastes sur sa musique. Stills et Nash commencent à travailler sur un album en duo en 1980, mais Atlantic Records insiste pour que Crosby soit invité à participer malgré son état. D’autres chanteurs, parmi lesquels Timothy B. Schmit des Eagles ou Art Garfunkel, participent à l’enregistrement. Crosby commence à avoir des ennuis avec la justice en plus de ses addictions et passe plusieurs mois en prison pour possession d’armes et de drogue.

Neil Young ayant promis de rejoindre CSN si Crosby arrête la drogue, le quatuor se réunit en 1987 pour un nouvel album. Les conditions ne sont pas idéales, et American Dream déçoit à sa sortie en novembre 1988. Deux albums sans Young suivent dans les années 1990 : Live It Up (1990) et After the Storm (1994). Les ventes sont médiocres, et After the Storm marque la fin du contrat du groupe avec Atlantic Records. En 1999 sort un nouvel album de CSNY, Looking Forward, publié par Reprise Records, la maison de disques de Neil Young. Il se vend mieux que les deux précédents, et les tournées qui suivent au début des années 2000 sont également un succès. Le groupe continue à se produire tout au long des années 2000 et 2010. La tournée de 2012 donne lieu à l’album live CSN 2012.

Voici ci-dessous un extrait de leur tournée 2012, cliquez sur l’image et « Enjoy » comme on dit sur le web…..

Serge

et surtout n’oubliez pas de commenter ou de m’envoyer des contributions pour m’indiquer si vous souhaitez une suite concernant cette période (citons  entre autres The Rolling Stones, Pink Floyd, Janis Jopplin, Jimmy Hendrix, The Who, The Doors, Led Zeppelin, Cream, Genesis, AC/DC, Queen, David Bowie, Eric Clapton, Sex Pistols, Deep Purple…

 

 

5 Commentaires

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    • HOUIS BERNARD sur 26 août 2018 à 17 h 46 min

    bonjour maître , quelle superbe évocation de CSN&Y et tu m’as appris pas mal de choses; On pourrait bien sur parler de tant d’autre groupes et si tu le permets et si notre groupe est d’accord je vais continuer à évoquer année par année un album phare en espérant de ne pas oublier le contexte environnemental et les autres artistes .

    Merci Serge et bonne lecture à tous

    • Friedmann sur 26 août 2018 à 18 h 52 min

    Merci Serge pour cette évocation de CSN, et Bernard je suis impatient pour la suite de tes aventures musicales

    • Jacques Rivoallan sur 27 août 2018 à 9 h 49 min

    Merci à Serge et Bernard pour leur grande connaissance de la musique des années 60-70.
    C’est passionnant, on en redemande.

    • BELTRANDO Jean-Claude sur 27 août 2018 à 20 h 28 min

    Décidément, la Fédé est riche en spécialistes de pop music des années 60-70 qui a comblé de bonheurs nos jeunes oreilles de teen-ager; continuez sur cette voie qui nous change un peu des problèmes de politique de santé! Personnellement, après les Beatles, j’était fan des Rolling-stones et j’aimerais bien qu’on parle de leur histoire musicale d’autant plus qu’ils sont les derniers survivants sur scène de cette époque dorée !
    Encore bravo aux Maîtres es pop music et je suis toute ouïe !
    Bebel

    • Geneviève sur 28 août 2018 à 20 h 05 min

    Merci Serge
    Vivement la suite Bernard
    Nostalgie ….

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