PROF et JOYEUX, non mais franchement…. il n’y avait pas plus approprié que des noms de 7 NAINS pour quelqu’un qui n’a vraiment rien à voir avec Blanche Neige?

Après ses prises de position iconoclastes sur divers sujets médicaux, dont le plus médiatisé concernait les vaccins, ce qui lui valut une comparution devant la justice ordinale, notre confrère est à nouveau à la une des journaux. En effet, un essai clinique «sauvage» auquel est lié le Pr Joyeux interdit par l’Agence du médicament.

À l’initiative d’une fondation créée par le Pr Joyeux et le Pr Fourtillan, plus de 350 malades de Parkinson et Alzheimer ont reçu une molécule dont «la qualité n’est pas connue», selon l’Agence du médicament qui a alerté la justice.

Une «bombe scientifique», s’émerveille le Pr Henri Joyeux sur une vidéo présentant les recherches…

… du Pr Jean-Bernard Fourtillan, sur le site Internet d’une association qu’ils ont créé ensemble pour développer des patchs transdermiques visant à traiter des maladies neurologiques. En fait de bombe, celle-ci vient de leur exploser à la figure: alors que plus de 350 patients auraient déjà été recrutés dans un essai illégal, l’Agence nationale de surveillance du médicament (Ansm) vient d’annoncer qu’elle avait intimé au Pr Fourtillan de «cesser immédiatement cet essai» et d’«informer sans délai chaque participant de cette interdiction». L’Ansm a par ailleurs saisi la justice et le pôle santé du parquet de Paris a été chargé de l’affaire. Le Pr Joyeux n’est pour le moment pas concerné par la décision de police sanitaire, et l’Ansm précise qu’il appartient désormais à la justice de rechercher l’ensemble des personnes impliquées.

Une «révélation» signe «de la miséricorde de Dieu»

L’essai illégal aurait été mis en œuvre par le «Fonds Josefa», une association créée par Henri Joyeux et Jean-Bernard Fourtillan, et par la société Sodeval (Société d’exploitation de la valentonine) qui appartient à ce dernier. Lui-même et Henri Joyeux sont connus pour des prises de position contestées par la communauté médicale, notamment sur les vaccins. Le fonds Josefa est nommé ainsi en référence à une religieuse du début du XXe siècle, Maria Josefa Menéndez. Sur le site internet du fonds, Jean-Bernard Fourtillan indique, dans un vocabulaire très mystique, que le «système veille-sommeil» lui aurait été «dévoilé au mois d’avril 1994». La valentonine «m’est apparue en quelques secondes, alors que je me trouvai dans des circonstances exceptionnelles. J’étais sans doute la bonne personne au bon moment (…), dans ma petitesse d’homme de foi aimant et écoutant Dieu, fort de mes connaissances dans des domaines aussi variés que la chimie, les sciences pharmaceutiques et médicales.» Indiquant avoir fait une dépression après avoir «dépensé tous [ses] biens» dans ses travaux de recherche, il aurait après avoir rencontré des religieuses du Sacré-Coeur de Jésus. «J’ai compris que le système Veille-Sommeil m’avait été révélé pour soigner les nombreux malades souffrant de dysfonctionnements de ce système», indique-t-il.

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Les personnes concernées souffraient pour certaines de Parkinson, d’Alzheimer, ou de troubles du sommeil, mais l’Ansm soupçonne que des volontaires sains étaient aussi impliqués. Les participants se seraient vus proposé des patchs cutanés de valentonine et 6-méthoxy-harmalan, de supposés dérivés de la mélatonine (connue comme «l’hormone du sommeil») qui n’ont jamais fait l’objet de la moindre publication scientifique par le Pr Fourtillan. «Les patients passaient une nuit dans une abbye près de Poitiers», indique au Figaro Bernard Celli, directeur de l’inspection à l’Ansm. «Ils recevaient un patch le soir, puis on leur faisait une prise de sang le lendemain matin.» Une expérimentation conduite «sans autorisation de l’Ansm, avec des substances dont la qualité, les effets et la tolérance ne sont pas connus. Un risque pour la santé des participants ne peut être exclu», ajoute l’Agence du médicament, qui a alerté en avril 2018 sur les risques de la prise de compléments alimentaires à la mélatonine pour certains patients. L’Ansm craint par ailleurs que certains patients n’aient arrêté leur traitement habituel.

Les autorités sanitaires demandent aux participants de «ne plus utiliser ces patchs, consulter rapidement [leur] médecin traitant pour l’informer de la situation, réaliser un bilan de santé et s’assurer que la prise en charge de [leur] maladie est adéquate.» Ils sont également invités à «conserver les patchs afin de permettre la réalisation éventuelle de futures analyses».

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Après avoir reçu un signalement à propos de cet essai, l’Ansm a convoqué Jean-Bernard Fourtillan le 19 juin dans ses locaux pour venir s’expliquer. Il n’est pas venu, mais a envoyé un courrier dans lequel il «conteste la mise en œuvre de la recherche considérée et précise qu’un dossier de données précliniques serait en cours de préparation afin de déposer (…) une demande d’autorisation», peut-on lire sur la décision d’interdiction éditée par l’Ansm. «Nous n’avons pas trouvé trace de la moindre démarche en ce sens», indique Bernard Celli, «et bien évidemment nous n’aurions jamais donné une autorisation à un essai se déroulant dans une abbaye!»

Contactées par Le Figaro, les religieuses poitevines se défendent en indiquant qu’elles «ne sont pas compétentes pour juger d’un essai clinique. Nous sommes un monastère, nous accueillons des groupes, c’est tout.» Recevant un second signalement en juillet, l’Ansm a procédé, du 3 au 5 septembre dernier, à une inspection dans les locaux du laboratoire d’analyse, spécialisé dans les analyses biologiques pour le compte de promotteurs d’essais cliniques, et dans lequel une classique inspection de bonnes pratiques était de toute façon prévue. «Le laboratoire lui-même ne s’est livré à rien d’illégal, pas plus que l’entreprise allemande qui fabriquait les patchs pour le fonds Josefa», précise Bernard Celli.

L’inspection a montré, selon l’Ansm, que des échantillons de plasma sanguins auraient été envoyés depuis Poitiers au laboratoire inspecté, chargé par la société Sodeval d’y doser les deux hormones contenues dans le médicament expérimental, «selon le protocole établi par le professeur Fourtillan», indiqueraient les courriers saisis. Une liste des participants à l’essai illégal aurait également été saisie, indiquant que ceux-ci auraient reçu des patchs et subi des prélèvements d’échantillons biologiques. Au total, «au moins 372 dosages sur les échantillons sanguins ont été facturés par le laboratoire d’essais inspecté à la société Sodeval», indique l’Ansm.

Par Soline RoyPublié le 19/09/2019 à 17:48, mis à jour le 20/09/2019 à 07:31


11 Commentaires

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  1. Un échantillon de plus de 350 patients, cela signifie un réseau et une infrastructure solides…

    De là à devenir parano et voir des tentatives d’infiltration de notre quotidien par les mêmes marionnettistes qui instrumentalisent des thématiques comme la fin de vie (Vincent Lambert), la maladie d’Alhzeimer (ici} , la GPA, l’adoption par un couple LGBT etc il n’y a qu’un pas.
    La question devient alors : qui orchestre et finance ces apparitions répétitives et coordonnées sur le devant de la scène de mouvements ultra cathos et dans quel but ?

    • Jean-Claude BELTRANDO sur 20 septembre 2019 à 15 h 13 min

    C’est la suite de Dr Jekyll et mister Hyde joué par des universitaires à la retraite qui s’ennuient et font du lobbying sous couvert de la foi !

    • KALI sur 20 septembre 2019 à 16 h 08 min

    Désolant….

      • Coste Corinne sur 20 septembre 2019 à 23 h 34 min

      Je dirais même plus
      Désespérant 😟😢

    • Farnos sur 20 septembre 2019 à 18 h 13 min

    Mais que fait l’ordre il a été condamné c’est parce qu’il est professeur qui n’a pas été suspendu interdit d’exercice c’est affligeant. Désolé Jean Michel pour cette remarque

    • Coste Corinne sur 20 septembre 2019 à 23 h 37 min

    Je dirais même plus
    Désespérant 😟😢

    • Peretti sur 20 septembre 2019 à 23 h 48 min

    Inquiétant

    • Houis sur 21 septembre 2019 à 18 h 26 min

    Pitié laissez moi tranquille en vacances

    • Friedmann sur 21 septembre 2019 à 18 h 41 min

    Le « grand » professeur Joyeux va plonger dans cette affaire – un de plus attiré par l argent …

    1. 1500 euros le patch selon les journaleux

      franceinfo: Essais cliniques « sauvages » à Poitiers : des « patchs » étaient vendus 1 500 euros à des patients.
      https://www.francetvinfo.fr/sante/medicament/essais-cliniques-sauvages-a-poitiers-des-patchs-etaient-vendus-1-500-euros-a-des-patients_3629607.html#xtor=AL-7929

    • Dominique HERBECQ sur 22 septembre 2019 à 18 h 56 min

    Que faire pour occuper sa retraite et augmenter son pécule !!
    J’ espère une sanction à la hauteur

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